Historique détaillé

1796-1815
Les fondateurs d’un savoir-faire séculaire
 
Vers le milieu du XVIIIe siècle, Genève profite de l’essor de l’horlogerie et de l’indiennerie. Ces activités amorcent l’accumulation de capital et nécessitent des services bancaires. Pour y répondre. Henri Hentsch crée, le 11 janvier 1796, un établissement de soieries et de commissions avant de s’associer à son cousin issu de germains, Jean Gédéon Lombard, le 19 juin 1798.
 
Les deux hommes annoncent comme principale activité des "opérations de commissions", soit des opérations de change rendues nécessaires par les multiples monnaies ayant cours à cette époque. La fondation d’une Maison de banque s’avère toutefois une entreprise ambitieuse en ces temps troublés, Genève venant d’être annexée à la France.

1815-1848
Des hommes à l’esprit ouvert sur le monde
 
Sous la Restauration, Genève retrouve stabilité et croissance. Avec l’arrivée de la deuxième génération à la tête de la Banque, cette période s’inscrit sous le signe du renforcement et de l’ouverture.
 
A partir de 1830, Jean-Eloi Lombard se consacre au développement interne de la Maison, qu’il dirige durant quarante ans. Son frère Alexandre ouvre, lui, des horizons nouveaux en étant parmi les premiers à entrevoir le potentiel que représentent les Etats de l’Amérique du Nord. Leur nouvel Associé, Charles Odier s’engage dans le financement d’opérations à l’échelle internationale, notamment dans le domaine des transports maritimes, fluviaux et ferroviaires. De leur côté, Charles et Albert Hentsch poursuivent le travail de leur père, Henri, qui s’est entre-temps établi à Paris.
 
1848-1914
Des entrepreneurs engagés dans l’essor de la place financière suisse
 
Au milieu du XIXe siècle, Alexis Lombard et James Odier accèdent à la tête de la Maison. Ils lui donnent pendant plus de cinquante ans une impulsion qui en fera l’un des premiers établissements de la place de Genève. Preuve de sa notoriété, la Maison est citée parmi les banques de souscription au projet interplanétaire décrit par Jules Verne dans son roman De la Terre à la Lune (1865).
 
Entreprenants, les Associés de l’époque œuvrent à la création de la Bourse de Genève, la première à voir le jour en Suisse en 1857, et de la Banque nationale suisse en 1907. En outre, James Odier et Jules Darier-Rey fondent en 1872 la première compagnie locale d’assurance vie, "La Genevoise".
 
1914-1945
La Maison résiste à la crise et innove sur le plan social
 
Alors que l’horizon politique s’assombrit, Emile Odier, Albert Lombard, Jean Lombard et Edmond Odier assurent la continuité de la Banque au début du XXe siècle.
 
Si la Première Guerre mondiale épargne Genève, elle a des répercussions sévères sur la marche des affaires. Cela n’empêche pas la Maison de figurer parmi les précurseurs en instaurant un fonds de prévoyance pour ses employés en 1919 déjà, alors que la Suisse ne commencera à réfléchir à une assurance vieillesse qu’à partir de 1925.
 
A l’échelle mondiale, la fin des hostilités pose de nouveaux défis : il s’agit de s’adapter aux restrictions imposées par les anciens belligérants à la liberté des transactions. La crise qui éclate à la Bourse de New York en octobre 1929 met brutalement fin à l’euphorie ambiante et gagne rapidement l’Europe, puis Genève. La Maison résiste à cette période difficile marquée par un ralentissement des activités qui se prolongera jusqu’à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
 
1945-2000
Des précurseurs qui ont su constamment relever les défis d’un monde en mouvement
 
Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, la place de Genève participe à l’effort de reconstruction des "trente glorieuses" qui se traduit par des besoins considérables de capitaux mais aussi par la création de richesse. La structure juridique des banquiers privés genevois les prédispose à ce qui est leur véritable métier : la gestion de fortune.
 
A l’instigation de Marcel Odier, la Maison devient la première banque privée à s’implanter à l’étranger avec l’ouverture d’un bureau à Montréal en 1951 - marquant les prémices de la globalisation de l’économie - et le premier établissement européen à acquérir un siège au New York Stock Exchange en 1979. Marcel Odier convainc également ses Associés de la nécessité d’un système informatique, installé dès 1957.
 
Sur le front des affaires, la Maison joue, dans les années 1950, un rôle pionnier dans la création et la diffusion de fonds d’investissement en Europe. Elle perçoit aussi très rapidement les besoins des investisseurs institutionnels (caisses de pension) en créant à leur intention un département spécialisé au début des années 1970. Perpétuant son esprit novateur, la Maison participe encore à la mise en place de la Bourse électronique suisse dès 1993 et lance le tout premier fonds sectoriel disposant d’un Conseil scientifique en 1995.
 
Aujourd’hui
Une expertise bicentenaire tournée vers l’avenir
 
Restant fidèles aux principes qui ont assuré, de génération en génération, la transmission de leurs valeurs, les successeurs des familles Lombard, Odier, Darier et Hentsch sont aujourd’hui à la tête de la plus ancienne Maison de banquiers privés de Genève qui est par ailleurs présente en Europe, au Moyen et en Extrême-Orient ainsi que dans les Amériques.
 
La Maison continue d’innover en matière d’investissement (gestion quantitative, produits dérivés, architecture ouverte, multi-gestion, fonds de Hedge Funds, Private Equity) et de proposer des solutions bancaires sur mesure.