Stratégie - 15/10/2007

Stratégie de placement, Gestion privée - Octobre 2007

Les actions demeurent notre classe d’actifs préférée - mais une plus grande sélectivité s’impose.
 
Liquidités / Obligations
 
Nous maintenons une exposition de base en liquidités et en obligations, car ces classes d’actifs offrent une bonne protection en cas de propagation de la crise financière à l’économie, c’est-à-dire si notre scénario central devait se révéler trop optimiste sur le front macroéconomique. Bien que les obligations d’Etat à long terme offrent traditionnellement ce type de couverture, nous recommandons de raccourcir la duration au vu du récent mouvement à la hausse induit par la "fuite vers la qualité" et des craintes d’un éventuel retour de l’inflation.

En dehors des emprunts d’Etat, nous entrevoyons bien quelques opportunités dans le marché du crédit suite à l’important élargissement des spreads, mais nous préférons concentrer notre exposition aux entreprises sur l’allocation en actions.
 
Actions
 
Notre scénario central implique un ralentissement, mais pas un effondrement, des bénéfices, le risque de révision à la baisse étant centré sur les Etats-Unis et le secteur financier. L’attrait des actions réside plutôt dans leur valorisation: non seulement celle-ci est intéressante par rapport aux autres classes d’actifs mais, sauf récession, la détente monétaire devrait favoriser une certaine expansion des multiples.

Cela dit, le leadership du marché devrait se restreindre, les titres de croissance visible menant les indices sur fond de ralentissement de la croissance bénéficiaire. Nos principaux critères de sélection sont la taille (grandes capitalisations), l’exposition aux marchés émergents et la génération d’un important free cash-flow.

Notre préférence régionale va toujours à l’Asie où la liquidité devrait rester abondante. Conscients toutefois que les valorisations deviennent source d’inquiétude, particulièrement en Chine, nous regardons également du côté du Brésil, un marché émergent plus avantageux qui bénéficie des tendances favorables des matières premières agricoles.

Selon nous, la performance sera déterminée davantage par le style d’investissements que par l’allocation sectorielle, les sociétés de croissance visible se situant dans tous les secteurs. Une mention spéciale peut toutefois être accordée à la technologie. Concernant le secteur financier, nous restons globalement prudents à son égard, mais jugeons important de ne pas mettre tous les domaines d’activité dans le même panier, car ils ne sont pas affectés de la même manière par la crise financière, et procédons à une recherche sélective des opportunités.
 
Placements alternatifs
 
Nous jugeons toujours les matières premières attrayantes du fait de leur décorrélation avec les autres actifs financiers, notre préférence allant en ce moment aux matières premières agricoles.

L’immobilier, en revanche, est actuellement peu intéressant.
 
Devises
 
La tendance mondiale à la réduction du levier financier entraînera la poursuite des dénouements des opérations de portage, améliorant ainsi la performance des monnaies à faible rendement. Concernant le dollar, nous ne voyons à ce stade aucune raison de remettre en question sa tendance baissière à long terme.