Stratégie - 16/11/2007

Stratégie de placement, Gestion privée - Novembre 2007

La dynamique offre-demande incite à accroître l’exposition aux matières premières
 
Liquidités / Obligations
 
Nous continuons de considérer les liquidités et les obligations d’Etat comme une protection en cas d’évolution économique défavorable, c’est-à-dire si notre scénario central devait se révéler trop optimiste.

Notre prudence en matière de duration ne s’est pas avérée appropriée ces dernières semaines, mais le rapport risque/rendement des durations longues ne nous semble toujours pas intéressant - l’optimisme domine, le marché intégrant déjà un assouplissement sensible de la politique de la Réserve fédérale (Fed) et un statu quo de la Banque centrale européenne. Nous avons donc réduit encore notre exposition aux emprunts d’Etat au profit des liquidités (et des matières premières - voir ci-après).

Nous n’avons pas d’exposition au crédit, où les opportunités sont limitées compte tenu des incertitudes et du différentiel croissant entre les spreads de crédit des secteurs financier et industriel.
 
Actions
 
Les actions continuent de présenter des valorisations relatives attrayantes, même dans notre scénario de ralentissement (mais non de recul) des bénéfices. Comme souvent sur les marchés haussiers arrivant à maturité, le leadership se rétrécit. A l’avenir, les titres à croissance visible devraient mener les indices et nos principaux critères de sélection sont la taille (grandes capitalisations), l’exposition aux économies émergentes et la génération de cash-flow. Au niveau géographique, nous continuons de privilégier les marchés émergents même si les valorisations, notamment en Chine, obligent à faire preuve d’une plus grande sélectivité.

A court terme, les marchés restent vulnérables vu la rapidité du rebond des actions après leur faiblesse de l’été et le manque de visibilité entourant le secteur bancaire.
 
Placements alternatifs

Une dynamique offre-demande favorable, due notamment au découplage de la croissance des économies émergentes, à la dépréciation du dollar et à la liquidité globale, nous incite à renforcer l’exposition aux matières premières. Les prix du pétrole, de l’or et des produits agricoles devraient encore progresser; seuls les métaux industriels, sensibles au cycle de la construction aux Etats-Unis, sont à éviter.
 
Devises
 
Nous restons structurellement prudents à l’égard du dollar pour le long terme du fait de la perte d’hégémonie du billet vert au profit d’autres devises, de la faiblesse de la croissance américaine et du rétrécissement des différentiels de taux entre les Etats-Unis et l’Europe.